Ghislane Guedira
Notre essentielle faiblesse : Pænser autrement
" L’un des principaux enjeux post-pandémie consistera à construire une nouvelle économie industrielle capable de débloquer les capacités noétiques et émotionnelles de l’homme. Il nous faudra repenser une théorie des besoins entraînant de nouveaux modes de production et de consommation, lesquels ne pourront fleurir sans les retrouvailles avec une certaine nuptialité de l’Homme et de la Terre. Bref, il nous faudra Pænser autrement. "
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«J’aime les ruptures de la symétrie, autant dire les événements. Ces singularités de l’espace annoncent un temps –mieux encore, en forment le moteur. Mortel, l’équilibre» Passe-Partout
Avec la pandémie qui perdure, nous réalisons que pour bien agir en conjurant l'acrasie nous devons absolument penser le futur à partir de ce qui panse le présent. Penser autrement. Pænser simplement. Cette essentielle faiblesse nous interpelle. Elle nous somme de réagir. C'est la raison pour laquelle "Pænser" est notre curiosité du moment.
Aussi vous propose-je, ici, une chronique sous forme d’une petite ballade de l'esprit en compagnie d’un duo atypique de défricheurs de l’infini.
Alors, à vos masques, prêts, pensez-y !
« Esprit : lumière claire, pudique et retenue, bariolant le corps et l’âme comme les millions de soleils de la nuit constellent l’univers » Le Tiers-Instruit
La langue française dispose de trois adjectifs pour qualifier le manque : pauvre se dit de qui a peu d’argent ; indigent de qui manque de nourriture ; misérable de qui est dénué d’habitat.
J'ai, aujourd’hui, une bonne vieille nouvelle pour vous. Vous êtes, peut-être, déjà au courant, mais sans en avoir pris réellement conscience. La nouvelle, la voici : Nous sommes tous misérables !
En effet, ni le monde ni la vie ne nous donnent, après la naissance, vous savez ce moment inoubliable où nous quittons notre maison mère, une autre demeure «naturelle». Nous sommes donc par construction désadaptés. Nous sommes dépaysés de tout moyen d’habiter le monde.
Selon notre marin gascon, cette inadaptation de base nous lance dans des cultures imagées, des histoires vagues, des religions sans preuve et des sciences changeantes qui tentent éperdument de compenser ce manque et dont les pertes continuelles d’équilibre nous obligent à les réinventer sans cesse pour, de nouveau, en aplanir les écarts.
En fait, nous autres Hommes sommes la dissymétrie du monde. Nous en sommes l’animale anomalie. Comme notre corps, toutes nos constructions clopinent ; même notre raison boitille. Nous réparons nos œuvres vives et, en les réparant sans cesse, nous nous réparons. Nous avançons, cahin-caha, d’équilibre déséquilibré en équilibre compensé, plus ou moins ponctués.
« Le monde n'est qu'une branloire pérenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d'Egypte. La constance même n'est autre chose qu'un branle plus languissant. » Michel de Montaigne
En réalité, nous nous mîmes à penser parce que nous sommes faibles de nature, d’origine et de genèse. Voilà notre faille, notre vide, notre fragilité, l’essence de notre hérédité. Voilà le secret réel et profond de la pensée humaine.
Les choses sont. Les vivants sont. Mais nous, êtres humains, nous existons. L’instabilité précède l’existence et ce mot, ex-sistence, désigne « écart à l’équilibre ». Nous voici au centre de ce qui produit le mouvement. Par conséquent, nous espérons sans cesse que penser compensera notre claudication, disait notre gaucher boiteux. En fait, il voulait dire que pour survivre nous devons penser.
"Comprendre, c'est le reflet de créer." Auguste de Villiers de L'Isle-Adam
Une crise, une transformation en puissance. Savez-vous que les modèles qui décrivent le mieux le processus de transformation, voire de formation initiale, les modèles les plus exacts de l’histoire de la pensée, sont ceux qui mêlent, ainsi, le hasard et la nécessité, le stochastique et le déterminisme, loi et aléa, et comme disait Pantope «Démocrite et Newton» ? Moi, je l’ai appris progressivement mais avec enchantement.
Ce qui est amusant, c’est qu’en pensant cet étrange mélange, on (re)découvre de belles rencontres. Souvenez-vous, souvenons-nous de ce qu’on nous a appris, dans les amphis, dans les petites classes, sans qu’on puisse vraiment réaliser la portée. La physique, les astres, l’univers.
Un rappel. On sait que l’univers fonctionne selon des lois. Mais on sait aussi qu’il se construit sur des constantes stables, comme celle de Planck dans le cas de la physique quantique, ou celle d'Einstein, plus connue sous le nom de «vitesse de la lumière», ou, plus classiquement, celle de Boltzmann pour la mécanique statistique. Ces constantes sont de véritables opérateurs de synthèse conceptuelle. Les lois ont une raison mais pas les constantes, car elles eussent bâti d’autres mondes. Notre monde, nécessaire et contingent, évolue et se fonde donc, à la fois, sur le principe de raison et sur un ensemble d’exceptions à ce même principe, à cette même raison. Mille milliards de mille sabords !
"Quand on a envie d'un miracle, il faut savoir attendre" Günter Grass
Alors, vaille que vaille, mêlons donc hasard et nécessité, lois et contingence, comme un maître queux (un coq) goûte ses sauces pour ne les rater ni les gâter, comme un peintre trie ses teintes, comme écrire équilibre en musique, sous contrainte puissante de sens et de rigueur, le rythme des phrases et la clameur des termes. Faisons-nous plaisir en composant.
Nonobstant la découverte de l’Exoterre "Proxima-b" en 2016, on sait aujourd’hui que nous n’avons qu’une seule Terre, que nous formons une seule humanité, au-delà des différences morphologiques inessentielles, et qu’il existe quelque chose en l’Homme, qu’on le nomme comme on voudra - personne, conscience, âme, sujet, soi - qui doit être respecté.
Par conséquent, l’un des principaux enjeux post-pandémie consistera à construire une nouvelle économie industrielle capable de débloquer les capacités noétiques et émotionnelles de l’Homme. Il nous faudra repenser une théorie des besoins entraînant de nouveaux modes de production et de consommation, lesquels ne pourront fleurir sans les retrouvailles avec une certaine nuptialité de l’Homme et de la Terre.
"Si la pensée est démunie, c’est parce qu’elle a cessé de se penser comme soin." Bernard Stiegler,
Selon Bernard Stiegler, Penser c'est Panser. Il suggère aujourd’hui de «pænser» une mystagogie de la raison. Autrement dit, développer une cure, une approche ouverte à l’improbable, à l’incalculable, pour commencer, sérieusement, un travail de soin, afin de corriger les méfaits de l’intelligence fabricatrice et des algorithmes des technologies du capitalisme qui sont un grand accélérateur d’entropie. Seules des hyper-Lumières peuvent soigner, panser les Lumières.
La description d’un mode de vie durable est peut-être le premier pas vers la prise de conscience, la conversion de ce qui nous enchaîne, de toutes ces habitudes destructrices. Peut-être est-ce là le seul moyen de retrouver l’inventivité et l’esprit d’enfance, celui de Greta Thunberg en est un bel exemple.
Mais il y a bien sûr aussi l’esprit d’enfance de Walter Benjamin qui écrivait dans Le Livre des passages: «Seul un observateur superficiel peut nier qu’il n’y ait des correspondances entre le monde de la technique et le monde archaïque de symboles de la mythologie. Tout d’abord, il est vrai, la technique nouvelle n’est perçue que dans sa nouveauté. Mais il suffit qu’elle entre dans le premier souvenir d’enfance venu pour que ses traits changent. Par l’intérêt que l’enfance porte aux phénomènes techniques, par la curiosité qu’elle a pour toutes sortes d’inventions et de machines, chaque enfance relie les victoires de la technique aux vieux mondes de symboles ».
« Nature qui l'emporte sur culture est frustrée, culture qui l'emporte sur nature est pédante. Seule leur combinaison harmonieuse donne l'homme de bien. » Confucius
En guise de dessert, je propose de partager avec vous une délicieuse sagesse verte. Il s’agit de la fable du sapin et de l’érable boule, concoctée par notre passe-partout. En effet, nous savons tous qu' il y a plus dans les forêts que dans les livres : Sic itur ad astra
Savez-vous pourquoi certains arbres, dont les sapins, ont la même forme en pyramide ? Tout simplement parce que les cellules de la crête secrètent une substance si toxique qu’elle inhibe la croissance des branches voisines. Cherchent-elles à les tuer ?
A la suite immédiate du sommet, les bourgeons successeurs peuvent à peine se développer ; ainsi les branches proches y restent-elles courtes. A mesure de la descente le long du tronc, la dite substance, perdant peu à peu son efficace par dissolution, s’éteint enfin, de sorte que les branchages bas peuvent s’allonger d’autant qu’ils s’éloignent de la cime. D’où l’allure conique du roi des forêts froides. Nul ne peut se développer au voisinage du sommet. Quelle belle image-naturelle !- de la puissance et de la gloire ! Quel philtre le pouvoir secrète-t-il ?
Chez d’autres arbres, au contraire, l’érable boule comme le frêne boule, les éléments du haut ne produisent aucun toxique ; il n’y a point à proprement parler de haut ; Ainsi leur houppier, de forme sphérique, mime-t-il un globe, capable de se développer dans toutes les directions. En toute liberté, égalité, fraternité. Une belle image florale de la démocratie !
Et pour finir, un After. Pour vous, ça sera un cocktail de mots apprêté par notre barman préféré.Un délice à déguster sans modération !
«A quelque moment de misère et de lucidité, nous éprouvons tous en nous ce trou, cette faille de fond, ce lac de larmes stable à la base du thorax, par où nous accédons à notre humanité, ce pertuis d’où jaillissent sublimes supplications qui nous jettent, tremblants, secoués de sanglots, les paumes levées vers qui ?.... » Pantope Pleure !
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En attendant Gödel …
" Des questions et des interrogations sonnent aujourd'hui le besoin urgent d’une renaissance de l’économie, d’une reconstruction de la méta-économie, à la lumière des mathématiques qui sont passées, elles aussi, par un stress-test, une onde-de-choc nommée Gödel. "
Découvrez la nouvelle réflexion de Monsieur Hamid Tawfiki.
« Le sort de la bougie est de brûler. Quand monte l’ultime volute de fumée, elle lance une invite en guise d’adieu : "Entre deux, sois celui qui éclaire" » François Cheng
Étymologiquement dérivée de cura, le "soin", la curiosité apparaît tantôt comme un louable désir de connaître, manifestant la dignitas hominis, tantôt comme la recherche insatiable de vaines nouveautés ou de vérités hors de portée de la condition humaine.
Aujourd’hui, la curiosité du moment nous vient du soleil levant, elle se prénomme Haïku. Et j’ai bien envie de la partager avec vous.
Né au Japon à la fin du 17° siècle, le Haïku est un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l'évanescence des choses. C’est une forme de poésie très codifiée à forte composante symbolique. Il doit pouvoir se lire à voix haute en une seule respiration. Il faudrait le lire deux fois. Une 1ère fois pour la surprise et une deuxième pour l’attention.
Le Haïku est par excellence la capture de l’instant présent dans ce qu’il a de singulier et d’éphémère, en ce monde où se côtoient permanence et impermanence. Il est peinture de « l’ici et maintenant », de l’ordinaire saisi avec une extrême simplicité afin de restituer toute la poésie de l’émotion offerte aux sens. Le Haïku comme antidote au (re)confinement. En attendant le vaccin. En attendant Godot !
« Sans savoir pourquoi, J'aime ce monde, où nous venons pour mourir » Natsume Sôseki
En matière de poésie, on nous dit que les mallarméens commencent par la fin et font disparaître le réel au profit du verbe. Par contre, les auteurs de haïkus, eux, commencent, à l’inverse, par le début, ils saisissent le réel dans l’une de ses manifestations et utilisent le verbe au profit des images qui génèrent la sensation enfuie. Ils présentifient la disparition, ils actualisent la fugacité, ils fixent le mouvement, ils nomment l’éphémère, ils montrent l’à peine visible. Le Haïku est l’ultime parole avant le silence.
C’est aussi le dernier verbe juste avant le mutisme. Ce style apprend à voir ce qui advient de façon minimale, microscopique. Ne plus voir le monde de la même manière, mais le saisir comme un prétexte à connaître les frissons du réel. Cette connaissance par les pointes, et non par les gouffres, génère une sagesse primitive. Le Haïku dit pour n’avoir plus à dire, il manifeste pour laisser une trace qui s’estompe et disparaît – comme le réel. Il est un éclat de langage transcendant.
« Ah ! Mille flammes, un feu, la lumière, une ombre ! Le soleil me suit ». Paul Éluard
On a tous rêvé d'un exil qui dépayse jusqu'à la nostalgie, d'un énoncé manifeste qui ose de déroutants alliages : l'âpre et la joie, le silence et la lucidité, la mort et les nuages, les oiseaux et les larmes, l'émoi et les étoiles... On apprend très vite que les mots n'en finissent plus de renaître. Des âmes errantes ou du phénix, on ne sait qui mène la danse. Mais il suffit de la splendeur d'un soir pour que l'univers entier résonne en nous soudain. La fulgurante beauté nous délivre de la fragilité humaine : Car tout est à revoir, tous les rires, tous les pleurs, toutes les gloires, tous les oublis...
“Know HOW to think it empowers you far beyond those who know only WHAT to think.” Neil De Grass
Revenons quelques instants sur notre belle terre… et donnons la parole au locuteur du moment.
Après une cohabitation de plusieurs mois, nous commençons à développer une certaine affinité avec Miss Pandémie. Il y a, de temps en temps, un coupe-circuit mais le courant passe, alternativement bien ! Nous avons appris avec enchantement qu’elle n’aime pas les vacances, qu’elle veut continuer à jouer à cache-cache. Elle s’amuse à être espiègle. Elle a surement des origines orientales.
Avec cette ligature insidieuse, une belle chose a vu le jour : Le temps long généré par le confinement a permis de consacrer une plus grande place à la lecture, à cette capacité rédemptrice que procure la rencontre d’un auteur et de son univers. C’est dans un moment difficile – tel celui que nous traversons – le besoin de se rattacher à des paroles de vérité se fait sentir , sans doute l’envie de conjurer sa propre finitude.
Aujourd’hui, l’oïkonomia, l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une personne, puis par extension d'un pays, nous interpelle, ou plutôt, son méta algorithme pose question.
«Un économiste est un expert qui saura parfaitement vous expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas passé aujourd’hui » Kenneth Boulding,
Au dix-huitième siècle, les praticiens de l'économie, autrement dit la façon dont les gens se débrouillent pour gagner leur vie, ont décidé d'aligner leurs recherches sur les sciences dites «dures», en particulier la physique, par opposition aux sciences «humaines» comme l'histoire et la culture. Leur ambition était de construire une «physique» de la société dans laquelle les structures sociales seraient tout aussi soumises à des lois invariantes que les structures naturelles. Autrement dit, la loi de la gravité, qui explique l'orbite des planètes autour du soleil, a trouvé sa contrepartie en économie dans la loi de l'intérêt personnel, qui est censé assurer l'équilibre des marchés.
Ce faisant comment ne pas reprocher à l'économie son manque de réalisme et le fait d’avoir produit des «modèles» de comportement humain qui sont au mieux des caricatures et au pire des parodies de la réalité ? Comment ignorer le fait que dans leur tentative d’établir des lois universelles, les économistes ont volontairement ignoré les particularités de l’histoire et de la culture ? Peut-on grandir durablement en ignorant ses racines ? Des racines et des ailes. The higher the tree, the deeper are the roots.
« Qui suit un autre, il ne suit rien, il ne trouve rien, voire il ne cherche rien » Montaigne
Certes, l'économie n'est pas plus exempte de controverses que les autres domaines. Le rôle de l'État dans la vie économique est une question en suspens, remontant au début de l'économie, opposant ceux qui pensent que l'intervention de l'État aggrave les performances économiques à ceux qui croient le contraire. Une autre question en suspens d'une importance particulière aujourd'hui est celle de savoir pourquoi l'écart entre riches et pauvres dans tous les pays se creuse. S'agit-il des talents supérieurs des riches ou plutôt de leurs avantages socio-économiques cumulatifs?
Les débats sur ces questions sont féroces. Ils donnent lieu parfois à des mouvements politiques de réaction, de réforme et de révolution. Mais au niveau intellectuel, ils sont régis par un protocole que les participants considèrent comme contraignant: qu'un meilleur raisonnement et de meilleures preuves - en d'autres termes, une meilleure science - peuvent en principe résoudre ces arguments. Les préjugés culturels des protagonistes ne sont pas des armes à déployer dans la bataille des idées économiques, car les arguments ad hominem ou ad feminam ne font pas avancer le débat.
Ces questions, ces interrogations, et bien d’autres, sonnent le besoin urgent d’une renaissance de l’économie, d’une reconstruction de la méta-économie. A la lumière des mathématiques qui sont passées, elles aussi, par un stress-test, une onde-de-choc nommé Gödel.
Savez-vous qu’en 1931, un an à peine après avoir terminé son doctorat, le jeune Kurt Gödel (1906-1978) publie à Vienne un article sur les propositions formellement indécidables des Principia Mathematica et des systèmes apparentés. Ce travail de logique mathématique (métamathématiques) va changer l'histoire. Dans l'après Gödel, les mathématiques sont descendues de leur piédestal : on admet maintenant que les formalismes possèdent des limitations intrinsèques et que l'intuition est nécessaire à la pratique des mathématiques. Il existe «une intuition supérieure qui domine la raison raisonnante ». Le résultat de Gödel a bouleversé le champ de la logique et de l'épistémologie des mathématiques.
N’a-t-on pas souvent trépigné d’impatience à la perspective d’entendre une voix qui éperonne la pensée, avec une acuité foudroyante et douce ? Vivement une sagesse qui transmuera le fugace en élixir d'éternité.
En attendant un Gödel en économie, un messie venu de loin, qui nous bouscule, qui nous bouleverse, mais qui nous effleure aussi avec douceur, pour nous annoncer que toujours le monde recommence, n’arrêtons surtout pas d’apprendre, assimilons, faisons siens, ce que célèbre la métaphore filée des abeilles : « Les abeilles pilotent de çà de là les fleurs, mais elles en font après le miel qui est tout leur ; ce n’est plus thym ni marjolaine».
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A l’instar de la conjoncture internationale, l’économie marocaine devrait subir sévèrement en 2020 le choc de la pandémie Covid19, bien que notre modèle de croissance, essentiellement articulé sur la demande intérieure et la commande publique, puisse rebondir rapidement grâce à la mise en œuvre d’une stratégie de relance multidimensionnelle économique, monétaire et financière.
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